jeudi 24 février 2011

Nouvelle vadrouille... et nouvelles (presque fraîches) de vadrouille

... en Ouganda ! (été 2010, 2nd voyage Zellidja).
Quelques chroniques sans queue ni tête, 
hallucinations et autres photographies sur 
La Gazette Bohème,
par ici : http://gazette-boheme.blogspot.com/ !

J'ai le blues... Le blues du voyage, de Terre rouge, d'Africa, de poussière orange qui colle à la peau, de soleil équatorial, ... Et puis... son regard, leurs espoirs, son big smile, tes doutes, mes questions, cette liberté, moi la peau rouge, ces potes, ces tchecks, hey sista'. Pece stadium et kitgum road, l'envie d'une vraie banane, ton huile de moteur et mon casque chinois. Parce que j'aimais ces cahiers d'écoliers, que les bodas me manquent. Allons boulotter des cassavas chips au sel en grattant l'ananas et le vent qui passe. Trop vite et puis toi aussi. Mais j'ai failli oublier, la honte. Alors je me prends le pare-brise, la vie continue, et eux, ils luttent. Gulu, goulou goulou, glouglou. La bière n'est plus très fraîche mais y'a du Nil dedans. Pas de crocos mais des chutes d'eau et des villages de pêcheurs. Des histoires que je me repasse en boucle. Et cette boucle que j'ai du mal à boucler. Ah bon, c'est déjà fini ? Encore un peu !

lundi 26 octobre 2009

Jeux d'enfants


Se faire les ongles, avec des pétales de fleurs...

À base de légèreté, d'insouciance et de joie de vivre.
Ils n'ont presque rien, ou pas grand chose, mais cela ne les empêchent pas de jouer et de rire. Ainsi la base de leurs jeux c'est bien souvent eux-mêmes, la relation humaine, plutôt que le besoin d'objets.
Souvenir : le jouet préféré de la nièce de ma 'soeur' de Tashkent était soit mon bracelet soit une bouteille plastique vide. Et surtout elle adorait qu'on joue avec elle ou être dans les bras. Quelle adorable bouille... Peut-être que maintenant elle a déjà quelques dents en plus?!
D'autre part, dès un âge assez jeune, les enfants aident leurs parents et donc plus généralement leur famille. En particulier les filles, qui apprennent dès 7-10 ans les tâches qui incombent aux femmes, dans les familles ouzbèkes traditionnelles (c'est à dire la majorité, même à Tashkent, mais j'exclus les foyers de type russe, certaines familles métissées russo-ouzbèkes et riches familles ouzbèkes "modernisées" et les autres minorités qui vivent encore différemment). Balayer et arroser régulièrement la cour intérieure et le devant de la maison, nettoyer la maison, préparer les repas et les servir, surveiller leurs petits frères et soeurs, faire le thé à tout moment de la journée, etc...











À la campagne...





Quand la nuit commence à tomber...



Match de foot endiablé (et flou).


L'Amitié à contre-jour.

jeudi 22 octobre 2009

Rencontres


« Je n'ai pas pris de photo lors de toutes les rencontres les plus intenses. Parce que dans ces moments-là tu oublies forcément ton appareil photo dans ta besace. Ce que tu as besoin de retenir se grave en toi. Tout ton être vit l'instant présent. Tu oublies ta montre, tu profites juste des couleurs du ciel et du soleil qui s'offrent à toi au fur et à mesure. Tu oublies où tu es, tu es juste là. Tu oublies qui tu es, tu ressens juste que tu as un cœur qui vibre, qui danse, qui s'émerveille. Tu ne contrôles plus les muscles de ton visage qui dessinent ton sourire ou font briller tes yeux. Tu ne savais pas ce qui allait se passer, tu sais parfois à peine ce qui est en train de se passer et tu ne sais pas davantage ce qui se passera.
Tu découvres la puissance et l'universalité d'un regard ou d'un sourire
C'est une rencontre en 3D, conçue d'humanité, de présent et de magie.
En partant, tu te retiens de pleurer jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus voir ton visage. Tu repars, pleure et réalise.
C'était écrit ?. »

Le plus incroyable, en Ouzbékistan, indéniablement, c'était les gens.
Les rencontres que l'on fait ou ne fait pas, font le voyage.

Voyager pour rencontrer.

mercredi 16 septembre 2009

Envies


De rester au top de la glamouritude coûte que coûte : bronzer encore -juste- des pieds, avec la marque des sandales...


De revoir "ma soeur". Elle me manque. Ma famille ouzbèke, nos discussions, me manquent...


De me sentir vivre. Libre...


De me remplir à nouveaux les yeux de couleurs, celles de la joie de vivre et de l'hospitalité...


De ressortir mon sac à dos, et faire semblant que je repars...


De faire exploser les murs qui m'entourent...


De n'avoir jamais quitté ces instants envoûtants et légers, au crépuscule...


De crier combien j'ai des fourmis dans les jambes...


De rêver, d'y croire. De tenter de sourire, même dans l'adversité...


De ne pas oublier cet après-midi là. Moment de grâce...


Les flaques d'eau ouzbèke sont belles, on dirait.

Bon courage pour les cours, le boulot... mais ne laissez pas la routine vous "bouffer"! Soyez fous (un peu), ou rêvez de l'être! ;-) Ou les deux. :P


Ax.

mardi 8 septembre 2009

En images #1


Khiva vu du ciel, ou presque.


Nans, nons, ou lipiochkas. Miam en tout cas!


La ruelle qui avait décidé d'être belle, ce soir-là.


Happiness.


Minaret de Bibi Khamoun -à prononcer Bibi Rrhamoun ;)- Samarkand.


Fière grand-mère, voisine de ma famille, à Tashkent.


Entre femmes; choy, kurpacha et potins.

Oosum

"Espèce de nostalgie violente. Que je me prend en plein dans la tronche ou le coeur, ou les tripes. Ou tout à la fois peu importe. Lancinante. Mélodie ivre et tenace des souvenirs. Ça y est, j'ai mal. Milieu de la nuit. Mal ô combien insignifiant et infiniment moins important que les maux du monde. Mal très égoïste, mal presque physique. Peut-être qu'on pourrait enlever le presque d'ailleurs. Non, je n'ai pas le mal du pays, j'ai le mal du voyage. Qui s'insinue soudainement en toi, le perfide. Qui te prend et ne compte pas te lâcher dans la proximité proche d'un futur plus ou moins lointain. Ce mal qui amène amèrement quelques larmes au bord de tes yeux. Ce mal qui t'oblige à réfléchir, à te souvenir, à penser au passé, au présent et invariablement à l'Avenir. Mal qui t'empêche de dormir pendant de longues heures. Le reste de ta nuit sera blanche...et le matin tes yeux seront sûrement cernés de la couleur de l'oosum. [...] Pourquoi ai-je voulu m'endormir avec de la musique. "Ma" musique. Et ce soir elle me touche en plein coeur et fait résonner (ou raisonner déraisonnablement) en moi un tourbillon de nostalgie. Et surtout de je ne sais quoi. Tout et rien d'un coup. Secouage comme un prunier. Que fais-je ici, dans le trou du *** du monde, ou plutôt dans la Haute-Garonne, pardon. Je crois qu'on est quatre ou cinq jours après mon retour, et là je commence à réaliser. Et me prend ce coup. Inévitable. Je ne sais même pas bien ce que j'éprouve. Trop confus. Trop de pensées, de souvenirs, de flashs-back qui m'étreignent en même temps. Trop dingue tout simplment. Pff c'est n'est même pas simple. Quelque chose de la vraie vie l'est-il vraiment. Salmigondis (d'exaltation et d'oppression). Une envie démesurée, décuplée de courir le monde. De vivre une vie plus ou moins bohème, sans attaches... Bohémienne rêveuse que je suis. Ou étais. Ou serai. Qui sais? Personne ne peut, pas même moi. Une envie de trouver véritablement sa voie, de savoir de quoi sera fait l'Avenir! J'avoue, je pense au voyage, à l'utilité des "faires des études" dans un amphi, à l'idée de se caser dans un petit moule, de faire le mouton bien sage. P'tain. Cris. J'veux pas finir comme ça, j'veux pas l'écouter, j'veux pas penser à toi. Je pense au Voyage, au monde qui m'appelle. Appel irrésistible? [...] En moi toutes les rencontres marquantes faites durant mon voyage émergent. Ou me submergent. C'est à la fois exaltant et déroutant. Quelle est la route? Et suis-je la seule à penser de façon parfois si nostalgique au passé, à l'enfance; et en même temps à essayer de vivre avec intensité le moment présent -pas facile-; et d'autre part à m'interroger si souvent sur l'Avenir. Impression de vivre entre trois dimensions, un équilibre à trouver, en trois dimensions s'il vous plait. La vie est belle en relief. Mais le relief de la vie peut- aussi se révéler d'une laideur particulière. Composer entre ce qui nous a construit, ce qui a fait sûrement que nous sommes qui nous sommes ou qui nous ne sommes pas, ce que nous vivons et choisissons dans le présent, et ce que nous rêvons pour le futur. Deviens qui tu es. Tout un beau programme mon petit Nietzsche! C'est dur. En fait. Développer une certaine singularité. Un être en puissance. Lequel. Tais-toi, toi, et pourquoi pas après tout? Marre de ces discours, tu peux pas comprendre. Mais peux-tu en revanche (qui se mange froide) comprendre que tu ne peux pas comprendre. Même pas mal. Il faut oser. C'est la clef. Big hard sun. Can you do the impossible? Say Yes, I will. Fascination par l'ordinaire qui peut devenir, selon tes yeux (va t'en racheter, des bleus, comme les coupoles, comme l'océan... On pourra se perdre dedans. Ce sera bien.), l'extraordinaire. Quelque chose de magique inside. C'est si simple et si fou à la fois. Noir et blanc, noir, blanc, noir ou blanc. Fragilité qui peut devenir force. L'échec n'est pas un échec. Et j'emmerde les râleurs. C'est la société qui n'accepte pas, c'est ridicule, mais ça lui ressemble tellement. L'échec construit parfois bien plus que la réussite. Question d'éclairage ça. Aller Mars , prend tes amulettes, on s'casse en vadrouille. Epic how? Va-donc manger du raisin, c'est la seule chose censée que je te conseille."

"Je n'suis pas folle vous savez... Bonsoir!"



;)
Ax.


Les guillemets de ce paragraphe soulignent que c'est un extrait tel quel de mon carnet de voyage, écrit quelques jours après mon retour, au milieu de la nuit, tel le zombie halluciné n'ayant qu'à moitié émergé! So, you know... ;)

vendredi 28 août 2009

J'veux pas ranger mon sac à dos !


C'est l'bazar, dans ma tête et dans ma chambre...

C'est le bazar, le contenu de Ulysse est toujours répandu dans ma chambre. Comme pour prolonger un peu la magie, ou au moins pour retarder le moment où je drevais la briser. Je n'y arrive pas. Je suis comme anesthésiée depuis mon retour.

Retour qui s'est passé tout a fait normalement d'ailleurs. Même si depuis mon réveil dans ma famille ouzbèke, le matin du départ, je ne réalisais pas. Enchaînement machinal de formalités a effectuer, juste rester concentrée pour ne pas perdre son passeport. Je ne réalise pas que je pars. Que ce mois de périgrinations va brusquement s'achever. Que je vais retrouver la France, le quotidien, et tout le reste.
Je crois que je ne ressens rien, je ne pense plus. Je suis entre deux états. Peut-être simplement entre un rêve et une réalité, dans un sens. La veille du départ j'étais profondément triste de partir, de quitter mes nouveaux amis et ma nouvelle "famille". Le jour du départ je ne suis ni triste de partir ni heureuse de retrouver mes proches et la France. Je n'y arrive pas!

Maintenant quelques semaines se sont passées depuis mon retour. Le quotidien me rattrape et me ramène sur Terre petit à petit. Mais une partie de mon âme est toujours en train de vagabonder là-bas. Libre et bohème. Je n'ai pas encore tout a fait "atterris" je crois... Ce voyage me parait à la fois si proche et si lointain. C'est étrange.

Au moment où j'écris cette petite note, j'écoute de la musique ouzbèke. C'est infiniment bon même si la nostalgie et l'afflux de souvenirs générés engendrent une certaine douleur. Cette musique est sublime, peu importe si je n'en comprends pas le sens linguistique, j'interprête à ma guise selon les mélodies qui virevoltent. Sorte d'appel à l'évasion.

Comme l'heure des bilans va approcher : résumé à envoyer à Zellidja, budget total des dépenses à calculer (non, toujours pas fait! Z'arrive pas à me replonger dedans. Mais ça ne saurait tarder...), etc... Un des bilans moins matériel que je peux tirer pourrait se résumer en quelques phrases que j'ai écrites spontanément lors de mon dernier jour à Boukhara :
"Je crois que je ressens une évidence. Je suis faîte pour ça. VOYAGER. [Seule]. Cela peut paraitre incroyable mais pas une seule fois la France ou mes proches ne m'ont manqués. Pas une seule fois le fait d'être seule ne m'a pesé. Ça m'a étonné la première d'ailleurs !! C'est peut-être que l'Ouzbékistan est ... MAGIQUE, tout simplement ?!"

Voilà, sinon dans la rubrique "Oh Happy Day" [Hum, trop pas. --"], j'ai perdu bêtement envrion 350 photos prises à Samarkand. Dur. Très frustrant. Pourtant certaines d'entre elles dont je me souviens très bien figuraient parmi mes préférées... C'est la Vie!

Et vous alors?!
Les vacances, les voyages... C'était comment? (mouhaha, ironie inside sur la fameuse phrase!)



Grosses bises
Ciao! ;)

Ax.

ps : je vais essayer de trouver le moyen technique de vous faire partager quelques morçeaux de cette musique ouzbèke que j'ai rapporté et qui me transporte...