C'est l'bazar, dans ma tête et dans ma chambre...
C'est le bazar, le contenu de Ulysse est toujours répandu dans ma chambre. Comme pour prolonger un peu la magie, ou au moins pour retarder le moment où je drevais la briser. Je n'y arrive pas. Je suis comme
anesthésiée depuis mon retour.
Retour qui s'est passé tout a fait normalement d'ailleurs. Même si depuis mon réveil dans ma famille ouzbèke, le matin du départ,
je ne réalisais pas. Enchaînement machinal de formalités a effectuer, juste rester concentrée pour ne pas perdre son passeport. Je ne réalise pas que je pars. Que ce mois de périgrinations va brusquement s'achever. Que je vais retrouver la France, le quotidien, et tout le reste.
Je crois que je ne ressens rien, je ne pense plus. Je suis
entre deux états. Peut-être simplement entre un rêve et une réalité, dans un sens. La veille du départ j'étais profondément triste de partir, de quitter mes nouveaux amis et ma nouvelle "famille". Le jour du départ je ne suis ni triste de partir ni heureuse de retrouver mes proches et la France. Je n'y arrive pas!
Maintenant quelques semaines se sont passées depuis mon retour. Le quotidien me rattrape et me ramène sur Terre petit à petit. Mais une partie de mon âme est toujours en train de vagabonder là-bas.
Libre et bohème. Je n'ai pas encore tout a fait "atterris" je crois... Ce voyage me parait à la fois si proche et si lointain. C'est étrange.
Au moment où j'écris cette petite note, j'écoute de la musique ouzbèke. C'est
infiniment bon même si la nostalgie et l'afflux de souvenirs générés engendrent une certaine douleur. Cette musique est sublime, peu importe si je n'en comprends pas le sens linguistique, j'interprête à ma guise selon les mélodies qui virevoltent. Sorte d'appel à l'évasion.
Comme l'heure des bilans va approcher : résumé à envoyer à Zellidja, budget total des dépenses à calculer (non, toujours pas fait! Z'arrive pas à me replonger dedans. Mais ça ne saurait tarder...), etc... Un des bilans moins matériel que je peux tirer pourrait se résumer en quelques phrases que j'ai écrites spontanément lors de mon dernier jour à Boukhara :
"
Je crois que je ressens une évidence. Je suis faîte pour ça. VOYAGER. [Seule]. Cela peut paraitre incroyable mais pas une seule fois la France ou mes proches ne m'ont manqués. Pas une seule fois le fait d'être seule ne m'a pesé. Ça m'a étonné la première d'ailleurs !! C'est peut-être que l'Ouzbékistan est ...
MAGIQUE, tout simplement ?!"
Voilà, sinon dans la rubrique
"Oh Happy Day" [Hum, trop pas. --"], j'ai perdu bêtement envrion 350 photos prises à Samarkand. Dur. Très frustrant. Pourtant certaines d'entre elles dont je me souviens très bien figuraient parmi mes préférées...
C'est la Vie!Et vous
alors?!
Les vacances, les voyages...
C'était comment? (mouhaha, ironie inside sur la fameuse phrase!)
Grosses bises
Ciao!
;)Ax.
ps : je vais essayer de trouver le moyen technique de vous faire partager quelques morçeaux de cette musique ouzbèke que j'ai rapporté et qui me transporte...